Hors les cinémas

Amis cinéphiles, amies cinéphages, bonjour.
Hors les murs
Aujourd’hui c’est un ras-le-bol qui me pousse à saisir le clavier pour y déverser mon trop-plein de bille.
Hier soir, ne souffrant pas de l’angoisse du dimanche soir, on décide d’aller au cinéma pour faire relever le niveau horreurs vues cette semaine (Possédée kikoo et Maniac lol). Entre « Le monde de Charlie » et sa couverture vert Shreck et ses acteurs qu’on jurerait sortis de Gossip Girl kindegarden, et « Hors les murs » au style drame indé, sans lire les critiques on aura choisi le second. Question de snobisme parisien de merde, très certainement.

Avant d’attaquer une partie un peu plus détaillée, laisse-moi te pitcher cette jolie histoire :
Deux hommes se rencontrent, tombent amoureux, et sont séparés un an par les murs d’une prison. Quand la liberté les réunira, rien ne sera plus comme avant.
Alors oui, on aurait pu croire que ça aborderait des sujets comme la perte de l’innocence, l’absence, le changement c’est maintenant, et tout un tas de trucs lourds qu’on peut aborder finement.
Au final, ça a été plutôt :
Quand un jeune paumé bisexuel ascendant Legolas rencontre un serveur de bar Albanais ascendant Gimli au cours d’une soirée gueule de bois, le désir nait dans leurs regards alcoolisés.
Très vite, malgré leur différences évidentes, ils sont rapprochés par la soif d’affection et la quête du père de Paulo-Legolas. De dernier se fait d’ailleurs bien vite tèj de chez sa meuf, qui a compris qu’il préférait se faire fourrer, et pas qu’à la Noël.
A la rue (dans tous les sens du terme), Paulo-Legolas vient squatter dans l’appart le champ de ruine de Ilir-Gimli. Très vite, ils bataillent pour savoir qui va fourrer l’autre. C’est évidemment l’Albanais massif qui gagne, ce qui enchante Paulo-Legolas.
Mais bientôt Ilir-Gimli a un concert en Belgique. Ne connaissant pas de dealer sur place, il s’y rend avec du shit sur lui, histoire de bien passer la douane à l’aise.
Résultat, il se retrouve en taule pour au moins un an.
Leur relation se distend à mesure que Paulo-Legolas se rapproche d’un gérant de sex-shop SM.
Ils se retrouvent, mais ils ont changé, et nous on a quitté la salle.

C’est sûrement triste mais on n’en a rien à battre.

En gros, à moins de faire partie de la CSP cas-soc’ on a peu de chance de s’identifier aux protagonistes, et encore moins de les trouver sympathiques.

Tout n’est pas négatif : comme le souligne Télérama, la construction rappelle celle des Parapluies de Cherbourg. Le pathos en moins, le côté roots en plus.
Les parapluies de Cherbourg
Assorti d’un magnifique commentaire de Henrijuste dont voici un extrait :

[…]Par contre à mon grand étonnement, le salle était bien remplie et il n’y avait que des hommes (une seule femme) et beaucoup de couples masculins.

En ce temps de discussion sur le mariage des homosexuels, temps où certains montrent leur hargne, on voit que beaucoup de couples sortent et j’en suis content pour eux.

Ce qui est donc super, et pas du tout communautariste. Les pédés parlent aux pédés. Et donc les films qui traitent de l’amour entre personnes de même sexe sont regardés par des couples de même sexe. C’est un peu le serpent qui se mord la queue…

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