Il y a tant d’gens qui puent

Chers copains de douche. Non pas que je présuppose qu’on prenne des douches ensemble, on ne doit pas fréquenter la même salle de sport. Non, copinou 2.0, je présuppose que toi aussi, tu prends des douches relativement souvent. Du genre tous les jours.

Comme l’article est titré, aujourd’hui je vais parler odorat. Non pas du glamour des parfums, mais de la honte de la puanteur.

Le glamour n’est certes pas une réalité (ou en tous cas, pas pour tout le monde), mais c’est pourtant un idéal aspirationnel. Qui n’a jamais voulu se sentir vivre dans l’onde impétueuse d’une mer hostile ?
Acqua di Gio
Et pourtant, pourtant il y en a tellement qui puent. Qui chlinguent. Qui doffent, chmouttent, daubent, tuent cabri. (Tuer cabri est une expréssion ivoirienne vintage : ne chante-ton pas « Cabri, c’est fini » ?)
Alors pourquoi ? Me suis-je demandé. Pourquoi ces gens puent ? Est-ce que, comme les aveugles qui sont privés de vue et les sourds privés d’audition, il y a un bon pourcentage souffrant d’anosmie* ?
* trouble de l’odorat autorisant à refouler des aisselles dans un contexte privé.

Je n’ai pas la réponse, toujours est-il qu’hier soir, à l’heure de pointe dans le métro, tout allait bien car j’étais assis.
Ce qui me rappelle, j’ouvre une parenthèse, une anecdote racontée par Spike, ex-blogueuse devenue world-travelleuse :

« J’ai balancé au mec qui veut me sauter et qui pue le rat crevé : « Nan mais toute façon tu t’approches plus de moi, tu pues, d’ailleurs tout le monde trouve que tu pues la mort. Tu sais tu as le droit de te laver parfois et nous on est pas obligé de supporter ton odeur de cimetière. »
Je pense qu’il va aller se jeter sous le métro. »

Et moi je pense que j’aime cette fille ! Et que je ferme la parenthèse.

mon savon c'est Monsavon Tout ça pour dire que le paradis sur rail a été troublé par l’arrivée d’un monsieur qui avait l’air propret sur lui. Qui avait l’air, mais qui ne sentait pas le propre sur lui.
Autant te dire que j’en avais les poils du nez qui frisaient plus fort que la permanente de ma grand-mère (au passage : Mamie, je t’aime quand-même, tu sens bon).
Pendant deux stations, j’ai pensé très fort à dire tout haut : « Mais, il y a comme une odeur de merde, là, non !? Il y a quelqu’un qui s’est chié dessus ?? »
J’ai quand-même tenu deux stations, la tête penchée sur le côté, pour inspirer au maximum l’air qui sortait des fenêtres entre-ouvertes et tenir le reste en apnée. Toute une technique pour éviter la gêne de devoir humilier le chaland.
On pourrait croire que je suis grande gueule, mais ce serait se tromper : j’ai préféré abandonner ma chère place assise pour changer de wagon.

J’ai donc préféré être lâche, comme les 4 autres personnes du carré assis, rongé par la culpabilité de pensées négatives.
Le monsieur s’est donc retrouvé seul sur son siège comme un pestiféré, dans un wagon bondé.

Moralité : si on était moins lâches, les gens pueraient moins.

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